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LA BALLADE DES SANS-PAPIERS - projection-débat, mercredi 10 décembre à 18h, amphi 34A, Jussieu
lundi 8 décembre 2025
Une journée sans nous : si on s’arrête, tout s’arrête : c’est un appel à nous organiser afin de visibiliser à quel point le pays ne marche ni n’existe pas sans immigré-es et qu’il en bénéficie à tous points de vue. Avec ou sans papiers, immigré-es, enfants d’immigré-es de 1ère, 2eme, 3ème génération, voisin-es, collègues, personnes solidaires, tout le monde est interpelé à ne pas se rendre à l’école, ni au travail, ni dans les commerces et à manifester ensemble dans toutes les villes du pays le 18 décembre.
402 organisations, associations et syndicats sont signataires de cet appel :
https://www.antiracisme-solidarite.org/18-décembre-2025-journee-sans-nous
La solidarité avec les migrant-es concerne pleinement le secteur de l’éducation et le combat auprès des MNA pour le droit à l’école pour toustes est loin d’être la seule raison. Dans les écoles, des parents sans papiers vivent la peur au ventre d’être arrêté-es et de se voir livrer à tout moment une « obligation de quitter le territoire français » (OQTF) doublée d’une « interdiction de retour sur le territoire français » (IRTF) tout en travaillant dans des conditions d’exploitation comparables à celles vécues par les ouvrières du XIXe siècle. Plein de familles d’élèves sont ainsi traversées par une énorme précarité. Dans les universités, beaucoup d’étudiant-es, comme l’extension du Réseau Universitaire Sans Frontières (RUSF) le met en évidence, et de travailleurs-euses, souvent celleux qui s’occupent du ménage, des cantines, des travaux (comme par exemple celui d’enlever l’amiante), etc. sont aussi des migrant-es, sans ou avec papiers, et sont l’objet de nombreuses discriminations. La multiplication des frais d’inscription à l’université pour les étudiant-es étranger-es ainsi que la suppression des Aides Personnalisées au Logement (APL) pour ces étudiant-es, décidées récemment par le gouvernement, en constituent une claire manifestation. Dans l’éducation, l’égalité des conditions d’étude et de travail est loin d’être respectée.
SUD - IDÉES Sorbonne Université
